Les 20 et 21 août 2026, la Résidence Ankerana à Antananarivo a accueilli l’Assise nationale des Organisations de la Société Civile, réunissant des représentants issus des vingt-quatre régions de Madagascar.
Cette rencontre a constitué un cadre national de dialogue, de partage d’expériences et de concertation entre les organisations de la société civile et les institutions publiques autour des enjeux liés à la gouvernance, à la transparence et à la gestion durable des ressources extractives.

L’ouverture de l’assise a été marquée par la présence de la ministre chargée de la Refondation, qui a souligné l’importance de la participation citoyenne dans le processus de refondation nationale. Elle a notamment rappelé que la transparence et la redevabilité constituent des principes essentiels à l’amélioration de la gouvernance du secteur minier.

Dans cette perspective, le rôle de la société civile a été présenté comme complémentaire à celui des institutions publiques. À travers son implantation au niveau des territoires, elle contribue à faire remonter les préoccupations des communautés, à documenter les réalités locales et à participer au suivi de la mise en œuvre des politiques publiques. Les échanges ont également mis en évidence la complémentarité entre les réformes engagées dans le secteur, notamment celles découlant de la Loi n°2023-007 portant refonte du Code minier, et les mécanismes de participation et de suivi citoyen.

Les représentants régionaux ont ensuite présenté les principales préoccupations identifiées dans leurs territoires respectifs. Les interventions ont notamment porté sur le suivi et la redistribution effective des ristournes minières, l’accès à l’information sur les permis et activités minières, la réhabilitation des sites exploités, la protection de l’environnement ainsi que la participation des communautés locales, des femmes et des jeunes aux processus de décision.

Ces différentes contributions ont fait ressortir plusieurs priorités communes : renforcer la transparence des flux financiers liés aux activités extractives, améliorer le suivi des transferts de revenus miniers vers les collectivités territoriales décentralisées, faciliter l’accès des communautés aux informations relatives aux activités minières et renforcer les mécanismes de suivi environnemental et social.

L’Assise nationale a également permis de réaffirmer l’importance d’un dialogue régulier entre les organisations de la société civile, les communautés, les collectivités territoriales et les institutions publiques. Les recommandations issues des échanges constituent ainsi une contribution aux réflexions nationales visant à améliorer la gouvernance du secteur extractif et à renforcer la redevabilité des différentes parties prenantes.

À l’issue des deux journées de travaux, les participants ont convenu de renforcer le suivi des flux financiers au niveau territorial, de valoriser davantage les observations issues du terrain et de contribuer aux travaux de l’EITI Madagascar à travers la transmission d’informations et d’éléments documentés sur les réalités locales.





